Ce que l’on ne vous dit pas !

Le 27 juin dernier à Mulhouse, lors de l’ErepDay organisé par Blueboat, j’ai animé une conférence qui a été appréciée par son ton « décalé » (à en croire les FeedBack reçus). Dans la mesure où il n’y a ni Power Point, ni vidéo, je vais retracer mes propos sur les « dessous cachés de l’eRéputation ». Ou quand le formatage appelle le déformatage. C’est aussi l’opportunité de revenir sur cette première en Alsace.

Un grand bravo à toute l’équipe de Blueboat

J’ai eu l’occasion de saluer l’équipe dans mon billet d’annonce. Néanmoins, il me semble important de resaluer toute l’équipe alsacienne pour l’organisation de cet événement inédit à Mulhouse. En résumé, l’Erepday s’est déroulé au Restaurant panoramique tournant de la Tour de l’Europe. Au 29eme étage, cette salle peu conventionnelle, offrant une vue époustouflante de Mulhouse; mais une configuration qui ne permettait de voir que 10% des participants. Heureusement, le son était là et  les délicieuses pauses ont favorisé les échanges & les rencontres IRL avec des acteurs connus dans le domaine du Social Media.

Une première en Alsace

La grande force de Blueboat est d’avoir organisé la première manifestation pour les entrepreneurs alsaciens. Une organisation sous le signe de la réussite. 200 participants, une palette d’intervenants experts consultants, responsables social média en entreprise, blogueurs et chroniqueurs pour aborder en mode 360° les enjeux de l’eReputation et du Community Management. Se sont succédées des conférences de courte durée (parfait !) puis des tables rondes pour aborder: les médias sociaux, le social shopping, le Social CRM, le SEO, le Personal Branding, l’Eréputation, le Community Management….

Ainsi, les entrepreneurs ont pu écouter & échanger avec (dans le désordre): Maxime Barbier Minutebuzz, Cédric Giorgi Seesmic, Grégory Pouy Nurun, David Eichholtzer Wam Referencement, Yaelle Teicher, CM de Voyages SNCF, Xuoan Duquesne, CM de Ben & Jerry’s, Célia Penavaire, CM de LesEchos, Cécile Pioppi, CM de 2xmoinscher.com Christophe, Ramel Kriisiis,  Jacques Braun, Directeur général de Piscines Waterair, Nathalie Cogniel, Directrice général de Beiser Environnement, Michael Bechler, Directeur général de Webagoo

Un tour de piste

Je vous invite à lire, l’excellent compte rendu de Blueboat car personnellement, mi-fatiguée, mi-charmée par le networking, je n’ai pas tout suivi 😉

Compte rendu de l’ErepDay : le premier événement autour de l’e-réputation en Alsace

et voici le témoignage en photo

Retour sur ma conférence: les enjeux pour l’eRéputation de sa marque personnelle

Un poil provocante, j’ai commencé mon intervention en disant que nous vivons dans le mensonge. Moi même et tous les consultants qui préconisons les milles et une façon de promouvoir sa marque sur Internet, nous mentons à base de « 10 points pour » « 11 étapes pour » « 5 pas pour ». Les outils de mesure nous emprisonnent en nous entraînant vers une mauvaise définition de l’influence et nous conditionnent à ne jamais déconnecter. En tant qu’entrepreneur, il est important de rester concentrer sur le véritable challenge; cad de développer son business en  créant une marque personnelle engageante et participative (cf les 3 dimensions).

1/ Un appel au déformatage

A force de préconiser la même chose dans un ordre différent et/ou selon la méthode X du Père Machin ou Y de Madame Bidule, nous entrons dans un formatage qui nous amène à adopter les mêmes usages…. et de facto, à réduire l’effet « Faites la différence ».

A l’instar des rebelles, j’ai souhaité sur un ton « décalé », démontré que nous pouvions utiliser les outils différemment.

C’est ainsi que j’ai autoproclamé un espace « Planète terre » sur Foursquare (service de géolocalisation, le plus utilisé), dont je suis le Maire, évidemment 😉 Et, oui pourquoi ne pas inventer ses propres espaces, son propre parcours de géolocalisation pour inventer un jeu de piste, renommer une adresse avec un peu de poésie et d’imagination.

Ainsi, vous pourriez rebaptiser un lieu « Mon havre de paix », « Ma sphère d’inspiration »,etc

Idem, pour Quantter. Ce service de quantification (Quantified Self) est utilisé pour comptabiliser des activités personnelles (marche, lecture,etc) ou des activités professionnelles (nombre de conférences, nombre de rdv,etc). Il peut devenir un service complémentaire à votre « ePorfolio » en vous permettant de valoriser par le nombre les qualités et activités que vous souhaitez mettre en valeur. Pour ma part, je l’utilise dans le sens inverse pour comptabiliser mes pauses digitales ou pauses musicales (ma page n’est pas très significative pour le moment car j’explore depuis peu le service en mode public; mes actions lors de la période bêta ont disparu; et je ne comptabilise pas encore systématiquement).

 

2/ Les indicateurs d’influence sont des prisons

Klout est vraisemblablement le service de référence en ce moment. J’apprécie la pertinence des indicateurs intégrés: il mesure l’influence d’une personne sur de nombreux critères; ce qui permet de sortir un peu du critère « nombre de followers/amis/contacts », en intégrant 35 variables  sur la capacité à générer des actions. Ainsi, nous y trouvons de nombreux ratios pour mesurer notre capacité à :

  • Écouter & participer
  • Construire des relations et générer des conversations

Mais, mais , mais, il y a un hic important à mon sens: Klout s’actualise de jour en jour. En somme, si votre activité digitale diminue ou augmente dans un espace temps entre 48h et 72 heures, votre indice peut exploser de x points ou atomiser votre « indice influence ».  Une « influence » à mettre entre guillemets car il ne s’agit que d’un robot calculant votre présence numérique sur Twitter, Facebook, LinkedIN et bientôt Foursquare.

Cette réflexion est valable pour tous les outils de mesure de l’eRéputation.

A titre d’exemple, lors de mon déplacement de 3 semaines en Algérie, le blog a perdu 100 000 places et 4 points dans le classement Wikio du fait de ma baisse d’activité digitale.

Autant dire, que les services de mesure d’audience peuvent vite devenir des prisons pour qui se trompe de combat. D’autant que là nous mélangeons tout: audience, reputation, influence,etc. Mais c’est un autre débat.

3/ Retour à l’équation gagnante : identitaire + communication = création de liens

Le vrai combat de l’entrepreneur est de générer des liens qualitatifs lui permettant d’obtenir de la recommandation et de l’engagement. L’eRéputation repose sur 3 dimensions :

  • Les dimensions rationnelles comme la performance, le leardership, le talent
  • Les dimensions émotionnelles: affinité, confiance, admiration, estime
  • Les dimensions participatives engageantes: attirance (je me sens proche,), influence (je reconnais la pertinence), différentiation (ça me correspond), Perception (je respecte)

Share and Enjoy:
  • Print
  • email
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • LinkedIn
  • Live
  • Netvibes
  • RSS
  • Twitter
  • Posterous
  • Technorati
  • Tumblr
  • FriendFeed
  • viadeo FR
  • Diigo
  • Identi.ca
  • Wikio FR
  • MySpace
  • PDF
  • Reddit
  • StumbleUpon