Comment gérer son temps efficacement ?
Gagner du temps, optimiser son temps, gérer son emploi du temps, maîtriser la gestion de son temps…
On ne compte plus le nombre d’ouvrages qui jalonnent les bibliothèques du Manager-Minute. Nous passerions donc notre temps à réguler notre consommation de temps pour pourvoir en faire plus/moins ou faire autrement. Pourquoi faire puisque le temps n’est qu’une donnée subjective et culturelle ???
Le véritable enjeu selon Etienne Klein, physicien au CEA, serait de faire un « nettoyage linguistique » en remplaçant le mot temps par autre chose. « La fonction du temps n’est pas de passer mais de faire passer la réalité ». L’objectif serait donc d’éviter les pièges en pensant le temps sans les mots et utilisant des analogies ou des métaphores. « C’est ce qui se passe dans le temps qui passe vite et non le temps lui même ». Dire j’ai perdu mon temps est un non-sens !
Comment remplacer le mot « temps » par un autre mot ?
A cette question je vous propose deux possibilités:
- Si vous avez envie d’explorer la notion du « temps » et souhaitez y accorder deux heures : Visionnez l’excellente conférence d’Étienne Klein « Le temps existe-t-il ? » présentée CEA Saclay en juin 2006 .
- Si vous avez besoin de découvrir des conseils pratico-pratiques et n’avez que 7 minutes à y consacrer. Ci-dessous la vidéo du succès d’HK et de PPC
Texte intégral
1- Avoir la notion monétaire de son temps, c’est-à-dire calculer son « taux horaire »
c’est votre salaire mensuel divisé par le nombre d’heures travaillées dans un mois (entre 140 et 172 heures environ). Quand on sait ce que « coûte » en € une heure de son temps, on prend conscience de la valeur de ce qu’on fait et on peut voir s’il n’est pas préférable de le faire faire par un autre. C’est pour cette raison que les demandes de devis sont fondamentales quand on fait des travaux par exemple.
2- Repérer puis faire la chasse aux « temps stériles »,
c’est-à-dire les temps qui ne servent à rien, les temps improductifs (faire la queue, passer du temps dans les transports, …). Essayer de minimiser la durée de ces temps ; ensuite, quand ils deviennent incompressibles, mettre à profit ce temps pour lire, écouter de la musique ou des podcasts, etc.
3- Donner un temps limite à toutes les intrusions :
téléphone, rencontre inattendue, rendez-vous, visite… Surtout vis-à-vis de ceux qui s’éternisent (il y a bien plus de gens qui s’incrustent qu’on le pense, et le drame, c’est que ces gens-là n’ont pas conscience la plupart du temps qu’ils vous rasent et que vous avez bien mieux à faire que de les écouter. Commencer toujours ces rencontres inopportunes par : « attention, je n’ai que xx minutes »
4- S’adapter aux variations non planifiées.
Ne pas passer du temps à ruminer et accepter sereinement les changements « obligatoires »
5- Se préparer des période de calme, de repos
où on laisse les idées monter à la surface ; et alors on les saisit au vol. Ces moments-là, on les appelle des zones de réflexion flottante ; ce sont des instants privilégiés qui peuvent faire basculer (en bien) votre vie.
Avoir quelques outils indispensables sur soi :
un crayon, un bout de papier, un carnet… Les idées sont volatiles, il faut les saisir au vol comme les rêves qu’on note avant même de mettre le pied hors du lit. Dès que votre pied touche terre, le rêve s’envole et on ne s’en souvient plus.
7- Vivre à rebrousse poil :
travailler dans le train, le matin au réveil, faites une (petite) sieste après le déjeuner.
Conclusion :
le passé ne doit pas tuer l’avenir. Faites des économies de temps, vous serez plus heureux et plus efficace. Et dernier conseil : ne mangez jamais seul.





































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