Le marché de l’emploi français est-il mûr pour le recrutement via les réseaux sociaux ?
Une différence certaine: 45% recruteurs américains avouent utiliser les réseaux sociaux pour recruter contre 2% en France.
Plus surprenant, je viens de lire sur le blog Doppelganger un Tweet de @flahertb nous informant que des agences de recrutement US s’intéresseraient à la popularité de leurs candidats sur Twitter (copie ci-contre).
Croisement d’informations: j’ai participé au reportage de DécideurTV sur « le recrutement et les réseaux sociaux » (publié ce jour) et viens de découvrir un article intéressant sur les »7 raisons pour lesquelles, à tort ou à raison, (certains) managers détestent les médias sociaux. Une différence de maturité du marché de l’emploi bien surprenante !
Les réseaux sociaux un outil stratégique ?
Selon une étude Novamétrie/Digital Jobs 2% des DRH français auraient intégré l’utilisation des réseaux sociaux dans leur processus de recrutement. Ils seraient 10% en 2011.
Nous sommes loin des chiffres avancés par l’étude CareerBuilder pour ce qui concerne les recruteurs américains (45%).
Nos recruteurs français n’auraient-ils pas cerné l’intérêt de cet espace ?
- Et bien non, enfin pas vraiment. Disons que pour le moment, les réseaux sociaux sont perçus comme un vecteur de communication et d’image mais pas comme un terrain de chasse pour la recherche de talent. Voire très plus enclin à les utiliser en interne pour favoriser la circulation d’informations.
Le Monde l’informatique précise même:
Très prisés par les internautes, les réseaux sociaux numériques ne sont pas encore considérés par les entreprises comme des outils stratégiques ayant un impact sur leur organisation. C’est ce que fait apparaître la première édition d’un baromètre réalisé par Novamétrie et Digital Jobs sur les stratégies RH et les réseaux sociaux. Celui-ci combine une phase qualitative menée auprès de 27 directeurs des ressources humaines de grandes et moyennes entreprises (Areva, Cegid, Bouygues Telecom, SFR, Axa, IBM, TF1, Sephora, Groupama, PSA…) et une phase quantitative conduite auprès de 260 collaborateurs du 11 août au 14 septembre.
Des freins culturels, temporels, structurels, techniques ???
Notons que pour l’heure de nombreuses résistances sont à l’origine de cette différence entre les recruteurs américains et français
Le blog Visionary cite 7 freins pour les managers en général:
- peur de la perte de contrôle
- une bombe à retardement sur le plan juridique
- la crainte du buzz (même positif)
- peu de perdre les talents de l’entreprise (débauchage)
- perte de temps (aspect chronophage)
- manque de visibilité sur le ROI.
Freins peut être inavoués (mes ajouts):
- Manque de connaissance sur le potentiel et l’utilisation des outils
- Absence de processus et de ressources compétentes pour gérer la surabondance d’informations et les nouveaux repères (blogs, hubs, mots clefs,etc.)
Et… (donnée partagée DRH -recruteurs – internautes)
De manière générale, l’absence de référentiel commun entre les internautes et les recruteurs pour communiquer efficacement.
C’est assez surprenant de constater que nous avons une déficience de talents dans les entreprises et une surabondance de compétences sur le marché de l’emploi.
Une situation uburlesque.
Ceci étant le recrutement via les réseaux sociaux sans cadre transparent inquiète les managers, DRH et les internautes qui n’ont peut être pas envie d’être contraint de devoir « s’internautiser » –> d’entrer dans un référentiel à la course aux followers par exemple.





































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