certification coach certifieEnquête coaching: La certification des coachs part 2 La certification professionnelle

2.6 Les limites nationales et européennes pour la reconnaissance des nouvelles qualifications professionnelles.

Dans son rapport 2006 au Premier Ministre la CNCP rappelle que « la qualité et la fiabilité du contenu du RNCP supposent  trois niveaux de contrôle. Une fois saisi le descriptif de la certification professionnelle, les contrôles sont respectivement effectués au niveau du certificateur, de l’ANPE (code ROME) et de l’administrateur de la CNCP pour publication ».  Le CNCP engage également un repérage spécifique « des titres ou diplômes inactifs », c’est-à-dire des certifications professionnelles « frappées d’obsolescence ».

Son objectif étant de repérer les nouvelles certifications afin de répondre aux éventuelles demandes d’attestation de niveau de qualification.

Les certifications recensées sont majoritairement des certifications académiques de haut niveau.

Les statistiques délivrées dans ce rapport démontrent que les CQP ont une place très modeste dans le dispositif au profit des certifications professionnelles et plus particulièrement au bénéficie des certifications académiques sur des niveaux élevés (niv. III et II). Probablement du fait que même sous le joug d’une procédure dite allégée, les partenaires sociaux ont peu recours à cette opportunité notamment par le travail important qu’exige la mise en relation de la demande par rapport aux réalités du marché mais aussi par rapport à la difficulté de qualifier « l’expérience » dans un langage académique.

D’une manière générale, la CNCP remarque que la difficulté majeure des organismes demandeurs est de répondre aux exigences en matière d’ingénierie de formation en lien avec la VAE. Le rapport précise même qu’il « faudra sans doute plusieurs années avant que les organismes et les institutions s’approprient cette approche [RNCP] et la mettent en application en lien avec la VAE. ».

Difficile marche vers la  reconnaissance des nouvelles qualifications en France et en Europe.

D’autre part, dans son désir de transparence en matière de reconnaissance mutuelle des qualifications au niveau Européen, la Commission, malgré les initiatives engagées depuis 1975,  précise que peu de professions ont bénéficié d’une reconnaissance des diplômes dans tous les états membres. Ces professions dîtes  bénéficiaires revêtent  toutes un caractère « réglementaire ». Il s’agit principalement des professions appartenant à un ordre (ex, architecte, médecin).

Soucieuse de ce problème elle entend œuvrer auprès des instances, des autorités et des partenaires sociaux pour contribuer à la reconnaissance mutuelle des qualifications au niveau communautaire. Et ce suivant deux axes : la reconnaissance des diplômes à fins académiques et à des fins professionnelles. Toutefois, elle souligne que cette problématique n’est qu’au stade de la réflexion.

Notons également que le CNCP s’est vu attribuer une nouvelle mission suite à la recrudescence de demandes d’enregistrement de certifications qui ne relèvent pas de la « logique des certifications professionnelles », autrement dit des certifications qui ne sont pas reliées à des niveaux de qualification. Ces demandes concernent des actes réglementés dans le domaine des habilitations (ex : habilitations électriques) ou de spécialisations liées à des technologies particulières, des savoir-faire d’entreprises ou des niveaux linguistiques tels que la certification « Microsoft », le passeport « Mac Do », le « TOIEC » et le « TOFFLE » ; Ou parce qu’elles relèvent d’une compétence particulière issue des cœurs de métier (ex : tuteur).  La nouvelle mission du CNCP vise à procéder à la construction d’un inventaire de ces autres formes de certification. Mais seules les certifications qui font l’objet de reconnaissance sur le marché du travail seront mises en relation avec les certifications professionnelles.

Ces avancées ne sont qu’à l’aube d’une réflexion nouvelle et ne permettent pas encore de répertorier les qualifications au même rythme que les évolutions du marché de l’emploi.

A ce stade, nous commençons à percevoir qu’en dehors des certifications créées par les branches professionnelles (quasi inexistantes) et les diplômes d’Etat, il n’y a pas ou peu de reconnaissance pour les qualifications nouvelles. Et si reconnaissance il y a, le processus semble complexe, contraignant et encore en  décalage avec la réalité du marché de l’emploi et l’évolution des professions.

Parallèlement aux certifications publiques, l’Organisation Internationale de la Normalisation (ISO International Organisation for Standardisation) édicte des normes qui attribuent un cadre de référence aux  certifications dites « d’assurance qualité » aussi bien  à destination des organismes délivrant de la certification aux personnes qu’aux organismes certificateur devant assurer le contrôle et l’évaluation de l’application des normes (certification accréditée).

Références: Commission Nationale de la Certification Professionnelle.Rapport au Premier Ministre 2007, source web.


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